Dossier Éducatif

Pseudopolyarthrite rhizomélique

CIM-10: M35.3

Résumé Clinique

M. Youssef Mansour, 77 ans, présente un tableau clinique typique de Pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR). La complexité réside dans l'élimination des diagnostics différentiels chez un patient âgé (néoplasie occulte, myosite, polyarthrite rhumatoïde tardive). La PPR est une vascularite des gros vaisseaux ou une affection inflammatoire systémique touchant les tissus péri-articulaires. La physiopathologie implique une infiltration synoviale par des lymphocytes T et des macrophages, avec une forte corrélation avec l'interleukine-6. Le diagnostic repose sur les critères cliniques (raideur des ceintures, VS élevée) et la réponse rapide aux corticoïdes. La prise en charge nécessite une décroissance lente des corticoïdes sur 12 à 18 mois pour éviter les rechutes, tout en surveillant le risque de maladie de Horton associée (artérite à cellules géantes), qui impose une vigilance particulière sur les signes céphaliques ou visuels. Le pronostic est généralement bon, mais la dépendance aux corticoïdes est fréquente chez le sujet âgé.